De 1898 à nos jours

Les origines :

Succédant à l’Abbé PASTOR, curé fondateur de la nouvelle église de Basse-Kontz, l’Abbé Justin RAUBER, né en 1850, fût nommé curé de la paroisse en 1884. Il y séjournait avec son père Nicolas, né en 1824 – instituteur et organiste en retraite, deux emplois qui furent fréquents pour l’époque -  sa mère Catherine ainsi que son frère Eugène.

C’est justement grâce au frère du curé du village que l’orgue put être construit. Eugène RAUBER naquît en 1854 à TETERCHEN, petit village situé non loin de Bouzonville. Il fit ses études à Verdun et fut ordonné prêtre en 1877 à l’âge de 23 ans. Après sept  années de vicariat à Saint-Mihiel (Meuse), il devin professeur d’Allemand et de musique au Petit Séminaire de Verdun.

Avis de décès du curé bienfaiteur des orguesFin connaisseur de l’histoire de la musique, il était également un musicien apprécié. Eugène RAUBER publia quatre volumes sur la musique « Thesaurus musicae sacrae ». Passionné par le grégorien, il composait également. En 1902, l’Evêque de Verdun le nomma Chanoine de la cathédrale. En 1908, il se retira à Sierck-les-Bains avec le titre de directeur d’honneur du Petit Séminaire de Verdun. Frappé d’une crise cardiaque, il mourût le 24 octobre 1928. Il repose avec ses parents et son frère au cimetière de Contz les Bains.

C’est donc en partie grâce à la générosité de ce Chanoine que l’orgue de Contz-les-Bains put être construit. Le facteur d’orgue qui réalisa cet instrument se nommait Franz STAUDT établi à Puttelange-aux-Lacs, non loin de Sarralbe. On ne sait pas si la Fabrique de l’époque demanda des devis à d’autres facteurs d’orgues. On sait que Staudt avait travaillé sur de nombreuses orgues du canton. Les archives ayant disparu lors de l’incendie du presbytère, on sait très peu de choses sur l’orgue entre sa genèse et 1933.

Franz STAUDT est né en 1860, il était le contremaître du célèbre Jean Frédéric VERSCHNEIDER, facteur d’orgue établi depuis la fin du XVIIIème  siècle en Moselle. Franz Staudt a fondé sa propre entreprise (ou a pris la relève de Verschneider ?) en 1890. Il fut à la fin du XIXème et au début de XXème siècle le facteur d’orgue le plus important en Moselle après DALSTEIN-HAERPFER, son concurrent.

En-tête de l'entreprise Staudt à la fin du XIX° siècle 

Il réalisa ou pneumatisa pas moins de 70 instruments jusqu’en 1914. Au début, ses orgues étaient à traction mécanique (Cf. Vahl-lès-Bénestroff, Rech-lès-Sarralbe) puis furent pneumatiques au moins dès 1896. Son entreprise cessa ses activités à l’arrivée de la Première Guerre Mondiale. Réputé pour ses talents d’harmoniste et de « coloriste », Staudt mourut en 1938 à Puttelange-aux-Lacs.     

          D’après les archives paroissiales, l’orgue de Contz aurait été construit en 1889, date communément admise mais erronée pour plusieurs raisons, la première étant que, comme nous l’avons vu plus haut, l’entreprise Staudt ne fut fondée qu’en 1890, de plus une erreur dans la notation aurait pu inverser 1889 avec 1898. Enfin une  lettre de Staudt envoyée au curé de Basse-Kontz confirme bien la date de 1898.

 

Bon de livraison de l'orgue en gare de Sierck-les-Bains Le projet de construction est en cours depuis 1897. Le buffet sera réalisé par l’entreprise GRANTHIL de PETITE-HETTANGE. Il coûta à lui seul 1 180 Marks. Les archives de l’entreprise GRANTHIL de cette époque sont introuvables, voilà qui aurait pu nous renseigner sur la conception du buffet. Nous étudierons plus loin ce dernier.

Staudt demanda à ce que la tribune soit construite. C’est le célèbre architecte messin JACQUEMIN – qui avait fait les plans de l’église – qui fut sollicité. Son devis s’élevait à 2 500 Marks, à cela s’ajoutèrent 150 Marks d’honoraires ce qui devait porter le tout à 2 650 Marks. Enfin la balustrade fut commandée à la Société SEROT de METZ qui réalisa également les piliers qui soutiennent la tribune. (Cf. buffet).

Pour revenir à l’orgue lui-même, on ne sait combien il coûta exactement. Les archives de 1959 avancent une prix : « l’orgue a coûté 200 000 nouveaux francs ». Est-ce le prix de l’orgue ou celui des réparations effectuées après la seconde guerre mondiale ?

Au départ l’orgue devait comporter 21 jeux, mais l’Abbé Eugène Rauber souhaitait que l’orgue « ait trois jeux de plus […] et recevoir plus tard encore quatre jeux […] ». Aujourd’hui  l’orgue compte bel et bien 29 jeux. Deux devis ont donc été faits par Staudt. Il s’avère que l’orgue de Basse-Kontz est le plus grand ouvrage qu’ait réalisé son bâtisseur.

En janvier 1898, Staudt écrit encore au curé du village. Il doit en effet procéder à des changements dans la boiserie du buffet. L’orgue est installé dans l’église pour Pâques 1898, mais son inauguration devra être reportée en raison d’ennuis pneumatiques.

Correspondance de Staudt avec le curé de Contz (extrait)Le 31 mars, trois jeux sont posés…l’expertise est prévue le 9 avril ( !). Cela est dû au mauvais fonctionnement des sommiers (que l’entreprise avait commencés en 1897). Ce sont donc des sommiers à membranes qui furent expérimentés – sans succès d’ailleurs – sur l’orgue. Ce système pneumatique sera changé à une date inconnue, certainement par Staudt lui-même. L’orgue est finalement inauguré le 27 avril 1898.

Après l’expertise de l’instrument en 1987, le Chanoine Pierre SCHONTZ, alors président de la Commission Diocésaines des Orgues, s’exprime ainsi : « Cet orgue est le plus grand orgue Staudt que nous ayons en Moselle. C’est un bel instrument, un des plus beaux du canton de Sierck ».

Le Chanoine s’étonne qu’ « [….] avec autant de registres l’orgue n’est pourvu que de deux claviers ». Il ajoute « on est frappé de la surabondance de jeux de huit pieds : on a l’impression que toute la nomenclature des jeux de huit pieds figure sur l’orgue de Contz. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que la sonorité de l’instrument soit grave […] ».

Extraits des correspondances de Staudt au curé de Bass-Kontz 

Correspondance de Staudt avec le curé de Contz (extrait)

 

De la construction à la guerre :

Comme nous l’avons dit plus haut, les archives paroissiales ayant brûlé avec le presbytère en 1933, nous ne savons que peu de choses sur l’orgue à cette date. 

Une étiquette collée sur le soufflet actuel indique la gare de FARSCHWILLER – non loin de Puttelange-aux-Lacs – ainsi qu’une date incomplète : « 190. ». Ces indices laissent supposer qu’au moins une partie de la soufflerie a été changée par Staudt au début du siècle. Mais la question est de savoir pour quelle raison cela aurait été fait très peu de temps après la construction de l’instrument.

On peut affirmer que les tuyaux de façade ont été réquisitionnés par les autorités allemandes pendant la première guerre mondiale. Cette « pratique » était courante durant la guerre : les tuyaux de façade en étain étaient fondus afin d’en faire des munitions. Ces tuyaux de façade ont été remplacés par les actuels tuyaux en zinc à une date inconnue.

En 1912 ou 1922, l’instrument fut restauré. On peut avancer la date de 1922. En effet, lors des travaux de 1991, on a découvert tout au fond d’un sommier une carte de visite d’un facteur d’orgue hollandais. On ne sait absolument rien de cet organier, si ce n’est qu’il a effectivement beaucoup travaillé sur l’orgue.

En avril 1932, on signale que l’organiste est payé « quatre francs pour une messe haute, six francs pour une messe haute [certainement avec exposition de Saint-Sacrement] et six francs pour son service ». On note également la présence d’un souffleur payé 1,50 F, on ne connaît ni le nom de l’organiste, ni celui de son souffleur.

Quatre ans plus tard, les archives mentionnent que l’orgue a été réparé par André GUEBEL de Puttelange-aux-Lacs, « dernier ouvrier survivant de la maison Staudt ». André GUEBEL s’est mis à son compte en 1921 et exerça jusqu’en 1939, c’est peut-être lui qui posa le moteur électrique.

En effet, en 1939 l’organiste est assuré pour 100 francs par mois. On ne paie pas de souffleurs, ce qui laisse penser qu’un moteur a été installé. L’année suivante, précisément le 31 mars 1940, on procède à l’inventaire du mobilier de l’église. On note ainsi la présence d’ « orgues avec soufflerie et moteur ».

Durant la seconde Guerre Mondiale, les autorités allemandes avaient l’intention de démonter l’instrument pour s’en approprier les métaux. Ceci ne fut heureusement pas fait.

Lors de la séance extraordinaire du 19 octobre 1947, les fabriciens procèdent à la demande d’indemnités pour le mobilier de l’église au titre des dommages de guerre. Les « orgues de 30 registres et 29 jeux, boiserie en chêne, construites en 1889 [sic] par M. Staudt de Puttelange-lès-Sarreguemines. Révisées à fond en 1936, en parfait état en 1939, en 1939-1944 des éclats d’obus ont déchiré des tuyaux de l’intérieur. L’humidité entrant dans l’église par les treize grandes baies largement ouvertes et par la toiture arrondie [?] par les obus a [illisible] le mécanisme des orgues ». En effet, outre les obus tombés à proximité de l’église, les vitraux ont été brisés par le souffle dégagé lors de l’explosion du pont reliant Contz à Sierck. Les dégâts furent estimés à 250 275 F en 1947. La firme Haerpfer-Ermann de Boulay et Blanarsch de Strasbourg envoyèrent un devis. Adolphe Blanarsch (1888-1953) était contremaître de Staudt et avait fondé sa propre entreprise en 1924 à Strasbourg. L’entreprise Haerpfer-Ermann a quant à elle, succédé aux célèbres Dalstein-Haerpfer.

De 1950 à 1960 :

En 1950, les travaux « restant à entreprendre des faits de guerre » s’élèvent à 55 000 F. un an plus tard, le 29 septembre 1951, la Fabrique procède à l’inventaire de l’église et signale l’orgue « comme mobilier de l’église ».

En 1957, un grand projet voit le jour : la paroisse désire reconstruire la tribune en nid d’hirondelle pour ne laisser la place qu’à l’orgue. La chorale devient de plus en plus importante ; le manque de place se fait sentir à la tribune, car « l’orgue prend beaucoup de place » (1959). Rien ne se fait, l’entreprise est beaucoup trop onéreuse.

En 1959, la visite canonique du 20 octobre  déplore que l’ « orgue est bien malade ». Celui-ci est alors réparé par Joseph ALBERT (1915-1968) de Boulay. Ces travaux furent effectués du 24 novembre au 4 décembre 1959, soit 150 heures de travail à « cinq francs de l’heure, soit 1300 F, inclus : frais de route, repas, fournitures ».

De 1960 à 1980 :

Le 9 mai 1965, « Monsieur Victor HAMMES, organiste, expose la nécessité d’une révision de l’orgue ». Ce qui fut fait mais on ne sait pas par quel facteur d’orgue.

En 1968, l’Abbé WEBER vante l’instrument : « la tribune […] porte des orgues dignes d’une ville : 32 registres (sic) forts mais harmonieux ». Néanmoins l’idée de reconstruire la tribune est encore envisagée. Les orgues « avancent jusqu’à la balustrade et ne donnent plus de place à la chorale qui ne voit même plus le maître-autel ». De plus « la soufflerie rentre dans le clocher, ce qui a l’inconvénient de laisser passer la chaleur en hiver ». D’après ce même Abbé « les dommages de guerre […] n’ont pas suffi pour couvrir tous les frais de réparations ».

Depuis cette date, les archives ne mentionnent plus l’orgue jusqu’en 1990. Selon un document retrouvé dans l’instrument, celui-ci aurait été réparé en 1978 par Hugo MAYER de Heusweiler (Land de Sarre en Allemagne de l’Ouest). Mais, fait pour le moins surprenant, aucune trace de son passage n’est signalée dans les archives.

De 1980 à la restauration :

En 1987, deux ans après l’arrivée de l’Abbé SCHERRER dans la paroisse, on envisage la restauration de l’orgue qui montre de très sérieux signes de fatigue.

C’est François DELANGUE (né en 1959) qui envoya un premier devis le 29 septembre 1987. Delangue avait fondé son entreprise en 1983 et déposa le bilan onze ans plus tard. Son devis se résumait à de simples réparations, le remplacement des 43 tuyaux en zinc par des tuyaux en étain à 85 % ainsi que l’électrification des notes et des jeux (!). Selon cet organier, les réparations à effectuer étaient de refeutrer le pédalier, remplacer « quelques soufflets de notes », « débosseler les trois tuyaux à l’intérieur et ressouder les parties abîmées ». Cette opération – très insuffisante étant donné l’état de l’orgue – aurait été accompagnée de l’électrification de la traction, c’est à dire de supprimer toute la traction pneumatique et de la remplacer par une traction électrique. Ces travaux se seraient élevés à 148 826,63 F.

Fort heureusement, la paroisse ne donne aucune suite à ce devis. Pierre SCHONTZ (alors Président de la Commission Diocésaine des Orgues de Moselle) demeura du même avis et déclara : « Certains ont vanté pour cet orgue la traction électrique. La Commission des Orgues n’est pas d’accord car cette solution n’est pas bonne pour le toucher de l’instrument ». Le même président préconise que la traction devrait plutôt être remplacée par une transmission mécanique. De plus, « le seize pieds et un ou l’autre huit pieds du second clavier […] paraissent superflus et pourraient un jour être remplacés par des jeux plus clairs ». Fort heureusement, aucun jeu ne sera remplacé. Satisfait de sa visite à Contz-les-Bains, le Chanoine écrira également qu’une « restauration permettra à l’orgue de Contz d’entrer dans les constellation des beaux orgues […] de notre département ». Le Père Schontz conclut : « l’orgue de Contz a une incontestable originalité ».

En 1990, alors que le Conseil de Fabrique souhaite vivement la restauration  de l’instrument, Alain PAQUIER – alors éditeur de la célèbre firme de disques compacts « K 617 » - intervint lui aussi. Sensible à l’état d’abandon de l’orgue, il s’exprime ainsi : « Jamais l’expression ‘à bout de souffle ! n’a en effet été aussi appropriée à un orgue qu’à celui de Contz-les-Bains ! Les fonctions générales de l’instrument semblent intactes dans l’ensemble mais seul un relevage et un dépoussiérage pourraient lui rendre ses sonorités d’antan. ». Pour Alain Paquier, un relevage serait très important, « Staudt […] a réalisé à Contz l’un de ses plus estimables instruments ».

Après avoir reçu le devis de la Manufacture d’Orgues Franc-Comtoise de Courtefontaine dans le Jura, la Paroisse envisage en avril 1990 de lui confier le relevage de l’instrument.

Voici ce qui sera fait : dépose de la tuyauterie, nettoyage du buffet et des mécanismes de l’orgue et de sa soufflerie, révision soigneuse des sommiers et étanchéisation, traitement contre les vers des parties vermoulues, repeaussage des relais primaires et secondaires, démontage et contrôle des listes de membranes, mise en forte pression de la traction pneumatique, réglage de la traction des notes, des registres, accouplements etc., remise en peau des tirages de jeux, révision soigneuse de la tuyauterie et contrôle des tuyaux en bois, remontage de l’ensemble, contrôle de l’harmonie et des attaques, accord général.

La restauration de l'orgue en 1991À cela s’ajoutera la permutation de l’octavin 2’ du clavier du grand-orgue avec la flûte à cheminée 4’ du récit, et la pose d’un nouveau moteur. Tous ces travaux s’élevèrent à 116 228 F. On ajouta au devis initial la coupe du gemshorn 8’ en un jeu original de « gemsquint 2 2/3’ ». A cela s’ajoute la réharmonisation de la mixture et le décalage de la trompette 8’ en 16’. De plus, le buffet est entièrement démonté et décapé. Il est réparé et reverni. La pneumatique est totalement révisée et les tuyaux de façade sont repeints en gris argenté pour leur donner l’aspect de l’étain. Les travaux durèrent de l’automne 1990 au printemps 1991. Ils furent confiés à Michel GAILLARD avec l’aide de quelques bénévoles contzois.

 

Le lundi de Pâques 1991 ; l’orgue à nouveau parfaitement fonctionnel est inauguré par Michel Gaillard dans un concert qui fait église comble. L’orgue peut alors chanter à nouveau de toute sa splendeur et de tous ses jeux. Depuis cette date, l’orgue est entretenu plusieurs fois par an par Michel Gaillard lui-même.

 

Michel Gaillard, facteur d'orgue sur l'orgue de Contz-les-Bains (1991)

Un bénévole contzois nettoyant le buffet  Le buffet vidé de sa tuyauterie

Depuis la restauration :

Le dimanche 26 avril 1998, presque cent ans jours pour jours après sa construction, on fêta son centenaire dans un concert chœur, trompette et orgue.

Samuel Pinzler et Laurent Schmit restaurent les membranes une à uneLe nouveau chauffage de l’église a causé des dommages à l’instrument. En effet, Bernard Aubertin – facteur d’orgues – déclare dans son devis pour les réparations « lors de nos dernières visites d’entretien de l’orgue nous avons constaté de nombreuses dégradations dues notamment au chauffage trop violent de l’église. Les sommiers supérieurs du grand orgue ont de nombreuses fuites et pannes dues à des fentes dans le bois et à un dessèchement prématuré du cuir garnissant les membranes. De nombreuses fissures sont aussi apparues dans le réservoir primaire [la soufflerie] ». Ainsi le Conseil de Fabrique décide en 2002 de réaliser les travaux en deux tranches. La première consistait à réparer les sommiers supérieurs et la seconde à réparer le soufflet. En janvier 2002, c’est finalement le soufflet principal qui cède. L’orgue devint alors totalement inutilisable jusqu’à l’intervention de Michel Gaillard en juin 2002.

Les travaux réalisés furent les suivants :

  1.     Dépose de charges
  2. Ouverture
  3. Des panneaux
  4. Aveuglage de toutes les fentes
  5. Regarnissage en peau des plis
  6. Remontage
  7. Contrôle de la pression

Par la même occasion, le réservoir secondaire aura droit au même traitement.  Tous ces travaux furent réalisés notamment grâce à l’aide du Conseil Général de la Moselle pour la somme de 5 382 €. La seconde tranche fut réalisée fin 2004. Elle consista à  déposer la tuyauterie supérieure du grand orgue, réparer les fentes, éliminer les emprunts dans les chapes, les cases et les commandes de registres, déposer les membranes et remplacer celles usagées. Enfin, remonter l’ensemble et de procéder à l’accord. Ces travaux furent réalisés par Michel Gaillard et Samuel Pinzler, jeune employé de la firme Aubertin. Cette opération s’éleva à 11 272,30 €. Là aussi, le Conseil Général, conscient de la valeur de cet instrument pu mettre en place une aide financière. 

Michel Gaillard à la soufflerie 

Actuellement l’orgue est en parfait état. Il est régulièrement entretenu par la Manufacture d’Orgues Franc-Comtoise et par Michel Gaillard.

L'orgue protégé durant les travaux de peintureEn 2009, l'église bénéficie de la pose de nouvelles peintures. Durant près de quatre mois, c'est un chantier énorme qui se tient dans l'édifice. L'orgue est alors protégé contre la poussière et l'humidité. C'est grâce à la générosité de quelques bénévoles que l'orgue ne subit pas les éventuels dommages d'un tel chantier. Le Conseil de Fabrique  décide alors de faire quelques travaux autour de l'instrument qui s'avèrent être une véritable réussite aujourd'hui : nettoyage minutieux de la balutstrade, mise en peinture de la main courante et surtout remise en peinture de la tribune qui trouve pour la première fois de son histoire des couleurs éclatantes. L'église retrouve en septembre 2009 un nouvel éclat et voit la disposition de son mobilier amélioré. Les peintures minérales donnent alors encore plus de panache à l'instrument qui sonne comme un orgue de cathédrale ! L'inauguration de l'édifice restauré a lieu le 4 octobre 2009 en présence du Sous-Préfet de Thionville, de la Députée de Thionville, du représentant du Conseil Général de Moselle, du Maire de Contz-les-Bains, du Président de la Fabrique de Contz-les-Bains et de nombreuses autres personnalités. Pour célébrer l'évènement un concert est donné par l'organiste titulaire.

 

Avant...

... après !

Avant...

...après ! (photo : J-M Heintz)

 

Sources : 

  • Archives paroissiales de Contz-les-Bains
  • Inventaire National des Orgues de Moselle (Tome 1, A à G)
  • Lettres de Franz Staudt 
  • Archives personnelles aimablement communiquées par Gérard Gendt
  • Devis de MM Aubertin et Delangue
  • Almanach de Maire Immaculée 1930
  • Documents personnels de l’organiste